17.11.2011
Personnalités françaises racistes
Hommes d’Etat, écrivains, philosophes,
humoristes, présentateurs télé, …
1 De Gaulle, Napoléon:
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2 Bernanos, Bossuet, Céline, Chateaubriand, Claudel, Jouhandeau, Martin du Gard, Renan, Rousseau, Valéry, Voltaire ;
3 Taine, les ‘Lumières » (sauf Diderot) ;
4 Cauet, Fogiel ; Coluche, Dieudonné, Timsit; etc.
Sources
| Bernanos |
Lévy Bernard-Henry, L’idéologie française, éd. Grasset, 1981
(p.107) Car c'est alors que Drumont vint. Le polémiste enragé et le compilateur médiocre qu'un Alphonse Daudet qualifiait pourtant de « révélateur de la race » et le critique Jules Lemaitre de « plus grand historien du XIXe siècle ». L'antisémite radical, à qui Bernanos consacrera une bonne part de sa Grande Peur des bien-pensants. dont il dit, dans les Grands Cimetières sous la lune qu' « il n'y a pas une ligne de ce livre qu'il ne pourrait signer de sa main, de sa noble main, si du moins je méritais cet honneur » , et qu'il ne cessera jamais, jusques et y compris à l' époque de la guerre d'Espagne ou de la résistance à l'hitlérisme*,
(* Sait-on que, jusque dans Français si vous saviez, en contrepoint de son hommage aux combattants du ghetto de Varsovie, Bernanos continue de saluer son « vieux maître Drumont" (Gallimard, 1961, p. 322) ?
Qu'en janvier 1944, alors qu'il a pris les distances que l'on sait avec Vichy, il continue de reprendre à son compte la thèse maurrassienne - et ignoble - de la collusion judéo-nazie ? Qu'il en vient à reprocher alors à Hitler d'avoir « déshonoré à jamais " le très doux, très noble, très responsable « mot "... d'«antisémitisme " (le Chemin de la croix des âmes, Gallimard, 1948, p. 417) ? Bernanos ou la quintessence même de l'antisémitisme à la française.)
de saluer comme son maîtres. L' auteur de la France juive surtout qui, avec son bon millier de pages et son volumineux index tenu comme un fichier de police, connut cent quatorze éditions dans la seule année de sa parution ( 1886) ; le plus grand succès de librairie du siècle avec la Vie de Jésus de Renan ; sans parler des innombrables réimpressions de la version « abrégée » pour antisémites pressés. Car l'important, en l'occurrence, (p.108) n'est pas ce que dit le livre. Sur le fond de l' « analyse ", il n' apporte pas grand-chose de neuf par rapport aux étapes antérieures. Mais il leur donne un ton, un tour nouveaux, qui vont les lester d'une dernière dimension et assurer, dans les masses, leur foudroyant succès. Mieux qu'un principe d'explication de l'Histoire, il fait du racisme, à présent, une entière vision du monde, une grille de lecture de toutes choses, une catégorie de la pensée et presque de l'être. Ce n'est même plus le juif comme tel qu'il vise mais, comme il le dit lui-même dès les premières lignes de l' ouvrage, tout ce qui « en vient ", tout ce qui « y revient », c'est-à-dire une « juiverie » cosmique et quasiment métaphysique. Cette juiverie, elle sert à désigner le patron, le capital, le bourgeois, l' argent, le parlement, le protestant, les armes mêmes qui ont tiré à Fourmies, et jusqu' à la main que la cervelle malade de Léon Daudet devine derrière les inondations parisiennes de 19l0. Et la race, à ce point, n'est plus un concept mais un crédo.
Le racisme, plus une doctrine mais une mystique. L'antisémitisme, plus un thème mais un mythe. Le mythe qui travaille l'ensemble de l'idéologie française. Le mythe par excellence, au sens quasi sorélien du terme, où elle baigne tout entière, tel le navire en sa charpente. La quasi-religion où la moitié de la France, au moment de l' affaire Dreyfus, dans les bandes de Jules Guérin ou les faisceaux du marquis de Morès, derrière les parlementaires antisémites et les lecteurs de l'Antijuif ou de l'Anti-Youtre, va pouvoir communier.
Car ce qui est sûr c' est qu' au terme de cette ultime étape, le grand oeuvre est consommé et le concept tout armé, qui n' a plus qu' à se propager et circuler dans la société. Il n'a pas grand-chose à voir, on le constate, avec je ne sais quel délire importé, contracté à l'extérieur, comme une de ces maladies honteuses qui, dans les bonnes familles, s' attrapent toujours au-dehors et (p.109) dans les mauvais lieux. Il ne nous est pas tombé du ciel - ni d'Allemagne - mais d'un discours réglé, rigoureusement déduit à partir de non moins rigoureuses prémisses, qui en font tout autre chose que ce dérisoire supplément, ce très local abcès que nos autruches professionnelles veulent aujourd'hui encore y voir. Ce n'est même pas dans des cervelles fêlées, chez des Hitler français, chez des brutes sanguinaires, qu'il a trouvé à se former, mais chez de dignes savants, des hommes aussi respectables que Taine, Renan ou Bernanos.
Strictement rien à voir, du coup, avec je ne sais quelle pellicule conceptuelle, qu'il suffirait de gratter un peu à la surface de notre culture pour en écailler le chiffre sanglant, puisqu'il semble faire masse au contraire avec cette culture, la hanter, l'obséder, la travailler du dedans, en un affreux corps à corps dont nous portons encore les stigmates. Et c'est la raison pour laquelle je crois qu'il faut poursuivre le voyage. Aller observer d'un peu plus près ce corps à corps furieux. Estimer plus attentivement ce travail et les enfantements auxquels il procède. Repérer les effets, dans le discours, de ce tronc commun racial. Les plis qu'il y provoque. Les chaînes signifiantes où il s'intègre. Celles, aussi bien, qu'il y induit. En un mot, et c'est la seconde partie du programme : après la formation du concept, le jeu de ses déplacements... J'ai choisi, pour cela, d'aller interroger l'oeuvre de deux autres écrivains. A peu près contemporains de Taine ou de Renan. Au moins aussi considérables. Mais plus modernes peut-être encore. Maurice Barrès et Charles Péguy.
Oui, Maurice Barrès d'abord. Ce singulier catholique qui, prétendant purger le christianisme de son ignoble " ferment judaïque ", réduisait le message des Evangiles (p.110) à de vagues instructions païennes à usage des hommes de glèbe de sa Lorraine mythique. Cet écrivain, largement informé des travaux des vraies et fausses sciences de son temps, qui estimait que le lieu le plus propre à juger Dreyfus l' « hébroïde » était moins un tribunal militaire qu'une « chaire d' ethnologie comparée ». Ce maître à vivre et à penser où tant de générations se sont, depuis cinquante ans, frottées, mais dont il n' est pas inutile de rappeler qu'il était lui-même le disciple de Soury et de Le Bon, convaincu avec eux que la culpabilité du capitaine était inscrite dans ses gènes, dans sa race, dans la forme de son crâne. Cette étoile de première grandeur au panthéon d'un Aragon qui, tout à sa légitime admiration de l'écrivain, oubliait probablement qu'il admirait aussi l'un des plus actifs propagandistes de la mythologie aryenne et de son principe d' explication de l'histoire. L'homme en qui Malraux lui-même saluait « le sens épique de la continuité française », mais qui confondait explicitement, lui, son combat pour la continuité de la France avec la lutte éternelle - et combien plus épique encore ! - contre les races sémitiques. Ce prince de la jeunesse enfin, auréolé dans la légende de l'esthète, qui fut surtout, on le sait moins, prince d' abjection, dédiant à Edouard Drumont tel de ses livres et ne se lassant pas, dans tels autres, de dire la louange et les éminents mérites de l'auteur de la France juive. Bref, l'homme qui, mieux que nul autre, a su rassembler comme en gerbe les cinq ou six fils épars de la pensée raciale ; qui, dans l' ordre des principes, n'y ajoute assurément, et lui non plus, rien d' essentiel. mais qui a le singulier talent, beaucoup plus essentiel pour ce qui nous occupe, de savoir les nouer en un projet, un dessein, une vision politique d' ensemble.
Car il y a aussi un Barrès politique, moins connu sans doute, mais qui n' en a pas moins pesé que l' écrivain (p.111) sur la modernité. C' est le boulangiste déçu par exemple, qui, méditant dans l' Appel au Soldat sur la défaite du mouvement auquel il avait tant cru, en voit la principale raison dans la sotte répugnance du général à jouer franchement et sans vergogne la carte antisémite. C'est le hussard lorrain qui, par trois fois, partit à la conquête du siège de député de Nancy aux cris de « A bas les juifs » et ouvrait couramment ses réunions électorales par de tonitruants procès de la « Haute Banque sémite » ou des « hauts ministres et fonctionnaires issus de la Synagogue ». C' est le fin stratège surtout, se flattant d' avoir mis au point une mirobolante « formule antijuive en politique » qui, confondant sous l'injurieux vocable les « escrocs » et « rapaces » de tous poils, permettait selon lui de réunir en faisceau le « menu peuple » las des exactions du « peuple gras »... La question, face à des textes et des prises de position de ce genre, n'est pas de savoir si Barrès le dandy croyait vraiment aux insanités qu'il proférait. Elle n'est même pas de savoir si, comme plaident les barrésiens, il s'est absurdement fourvoyé en des traverses où il n'avait que faire. Car ce qui en ressort, c' est, au contraire, le portrait d'un politicien génial qui avait compris avant tout le monde le formidable usage qui se peut faire des thèmes antisémites. Celui d'un amateur de haute volée qui s' avise, un demi-siècle avant Goebbels, de cette loi mystérieuse qui veut qu'exclure l' Autre ce n'est pas diviser la communauté mais la souder plutôt, et l'intégrer comme jamais.
Celui du premier homme politique moderne, autrement dit, qui ait songé à faire de la haine raciale en tant que telle un slogan, une arme, une quasi technique du coup d 'État.
(p.113-114) Elle a bien travaillé la race, la vieille taupe raciale, qui pourrait bien être à l'origine, en un mot, de ce qu' on appelle çà et là, mais sans toujours bien mesurer la pertinence de l' expression, et sans toujours s' aviser surtout de ses authentiques racines françaises, le fascisme rouge. (p.114) Même chose, même type de travail, mais plus fécond, plus prodigue encore, chez Péguy, cet autre pilier majeur de l'idéologie française naissante. Je sais, bien entendu, que, sur des points essentiels de l' époque, il prit des positions adverses. Je n'ignore pas, par exemple, qu'il fut dreyfusard et d'un dreyfusisme quasi mystique qui, jusqu' à la dernière heure, tint ferme sur les principes. Je n' oublie pas non plus, et nul n' a le droit d' oublier, qu'il fut de ces catholiques, point si nombreux alors, qui ne transigèrent jamais avec l' antisémitisme. Je me souviens même de mon émotion, presque de ma gratitude, quand je lus pour la première fois le beau portrait de Bernard Lazare dans Notre jeunesse et l'hommage qui s'ensuivait à l'Élection d'Israël. Et pourtant !. Oui, pourtant, je me souviens aussi de ma gêne quand, dès les premières lignes du livre, je découvris l' étrange projet, où s'insérait l'hommage d'une étude d'« histologie ethnique » censée retrouver le « tissu », le « drap », la « pleine trame » où «poussait la race française du temps qu'il y avait une race ». Je me rappelle mon trouble, un peu plus loin, face à la définition de ce « socialisme racial » ancré dans la " réalité de la race », issu d'une saine et primitive " race ouvrière » et que le " monde bourgeois », lisais-je, aurait coupé de ses racines, " abtronqué » de son sol, " contaminé » d'une intolérable " seconde race ». Je ne pus réprimer surtout un violent sentiment de dégoût quand, aux dernières pages du livre, au (p.115) terme de la confesssion du dreyfusard, j'appris que « la vraie, la réelle division de l'affaire Dreyfus " tint dans l' affrontement de deux « mystiques", aussi respectables l'une que l'autre, et qui n'avaient différé qu'en ceci que la première visait « le salut temporel de la race " et la seconde, au contraire, son « salut éternel ». Et je me demandais comment il se pouvait qu'un homme à bien des égards estimable, qu'un apôtre des valeurs de justice, qu'un défenseur « des humbles et des petits ", pût partager avec son époque sa plus ignoble langue, - d'une histoire réduite, encore et toujours, à la sempiternelle guerre des races.
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Bossuet |
P. Fabien Deleclos, Quand les catholiques ignorent l’Histoire, LB 13/04/07
Bossuet qualifiait les juifs de ‘peuple monstrueux, devenu la fable et la haine du monde … »
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| Cauet | Arthur perd en justice, LB 19/11/04
Il refusait d’officier sur la même antenne que Sébastien Cauet, à qui il reprochait un dérapage verbal, en 1995, sur le camp de concentration d’Auschwitz.
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Céline |
Céline, antisémite
Dans son pamphlet de 1937, “Bagatelles pour un massacre”, il réclamait le massacre de tous les Juifs. “Le premier livre de Céline fut reçu avec faveur par de nombreux intellectuels français, (...).”
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| Chateaubriand |
Jules Gritti, Déraciner les racismes, SOS Ed. 1982
LITTERATURE RACISTE
(p.155-156) Chateaubriand: Natchez (1805) et Atala (1806) Description d‘ une bataille: “Cris” des Indiens contre “voix” des Français, “l’assaut” tumultueux des premiers contre la “barrière” des seconds - image constante depuis la bataille de Poitiers jusqu’ aux modernes westerns - et en définitive les “torrents” contre la “mer”, font que tôt ou tard force restera aux Français.” (p.156) De génération en génération, au Québec comme en France, toute une tradition catholique, cléricale, de la confrontation Blanc-Indien va se transmettre.”
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| Claudel |
Lévy Bernard-Henry, L’idéologie française, éd. Grasset, 1981
La France aux Français
(p.47) On connaît mieux, en revanche, le renfort que, très tôt aussi, apportèrent un certain nombre d'intellectuels. Faut-il rappeler par exemple l'ode vibrante de Paul Claudel à la gloire du Maréchal ? Celle de Valéry, en 1944, qui, trouvant à peine ses mots pour dire « le sentiment de vénération et de reconnaissance » qui l' étreint, conclut, à bout de souffle, que ce n' est pas un poème mais un « marbre qu'il faudrait tailler » ?
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Coluche |
Claude Javeau, /prof. de sociologie à l’ULB,/ : l’attaque gratuite est indmissible, LB 6/1/99
Le soir du drame du Heysel, Coluche, sur TF1, affirme qu’il ne va pas pleurer sur 39 crétins morts, surtout qu’il y a 4 Belges parmi eux.
E.B., Pas le même foot …, DH 31/05/05
Souvenir du drame du Heysel. Après le match, Coluche fit cette réflexion sur Europe 1 : le foot, c’est un jeu de con, donc cela fait 30 cons en moins.
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| Daudet |
Lévy Bernard-Henry, L’idéologie française, éd. Grasset, 1981
(p.107) Car c'est alors que Drumont vint. Le polémiste enragé et le compilateur médiocre qu'un Alphonse Daudet qualifiait pourtant de « révélateur de la race » et le critique Jules Lemaitre de « plus grand historien du XIXe siècle ».
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| De Gaulle | http://degaulle-fripouille.skynetblogs.be
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Dieudonné |
Dieudonné condamné, LB 27/05/04 L’humoriste français a été condamné par le tribunal correctionnel d’Avignon à une peine d’amende de 5000 euros pour « propos racistes » et « injures raciales » visant les juifs, sur base d’un entretien paru dans le journal « Le Monde » en janvier. J.M.M.F. , ¿Sufrieron los negros comos los judíos?, El País, 26/02/05 El cómico francés Dieudonné : las recientes commemoraciones del Holocausto = « pornografía de la memoria » Delattre Bernard, Dieudonné condamné, LB 12/03/06Pour incitation à la haine raciale. Un effet de l'affaire Ilan Halimi? C’est une première. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi Dieudonné à 5000 euros d'amende pour des propos tenus en 2004, qui comparaient les juifs à des négriers. L'humoriste a été reconnu coupable d'incitation à la haine raciale. Habitué des procédures judiciaires, il avait jusqu'à présent chaque fois été relaxé, en première instance ou en "appel. Jusqu'à vendredi donc, ses diatribes sur le "lobby juif ou "la pornographie mémorielle" de la Shoah, tout comme son sketch télévisé mettant en scène un rabbin nazi, demeuraient impunis. Cette fois, cependant, la justice a considéré qu'assimiler les juifs à des "négriers (ayant) fondé des empires et des fortunes sur la traite des Noirs et l'esclavage (puis s'étant) reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui l'action terroriste" revenait à désigner cette communauté "à la vindicte" et à s'inspirer "directement de l'imagerie antisémite". A la barre, Dieudonné, s'était défendu d'avoir voulu assimiler juifs et négriers et avait assuré avoir fait référence, dans ses propos, au soutien "indéfectible" ap porté par Israël au gouvernement d'apartheid en Afrique du Sud, "qui opprimait les Noirs". Le parquet n'en avait pas moins réclamé que son recours à un "cliché antisémite" soit condamné. Cliché antisémite : ces mêmes termes ont été utilisés pour expliquer la mort récente du jeune juif Ilan Halimi, enlevé car ses ravisseurs auraient supputé que sa communauté, à leurs yeux forcément fortunée, allait rapidement payer la rançon. Dieudonné avait d'ailleurs été cité dans cette affaire. Le porte-parole du PS avait évoqué "un effet Dieudonné" pour expliquer l'antisémitisme en France. Le président du Consistoire de Paris avait critiqué les relaxes successives de l'humoriste. Et le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme avait appelé à ce que soient condamnés "les propos déplacés de Dieu-donné, qui (...) incite à la haine anti-juifs : il ne faut pas laisser s'installer cette idée que le juif est un oppresseur raciste, car c'est de là que partent les erreurs et naissent les drames".Vendredi, SOS Racisme s'est félicité que cette condamnation "place Dieudonné dans son vrai camp: celui de la haine". "C'est un point d'arrêt à cette démarche de provocation", a commenté l'avocat de l'Union des étudiants juifs de France : "Dorénavant, il devra prendre garde à l'impact que peut avoir ce genre de déclarations sur des personnes vulnérables". |
| Fogiel Paris Match TF1 | "Laradioweb" <laradioweb@wanadoo.fr> a écrit dans le message de news:814d7385.0501251542.6a48a3ce@posting.google.com...
Lettre à mes amis juifs et à tous ceux qui luttent contre
Il faudrait que je décode tout un sujet du journal télévisé de TF1 pour vous montrer comment se fait la manipulation subtile des foules. Et en même temps, l'on vous montrait sur France 3 un sujet où Arafat exhibait une médaille lui étant donnée par le Général De Gaulle. La confusion se faisant chez le téléspectateur et plaçant le dirigeant palestinien comme étant un résistant aux juifs devenant, par extension, les nouveaux nazis de l'histoire. Que ce soit de la maladresse ou de l'antisémitisme, cela aurait mérité des sanctions fortes contre les journalistes responsables de la diffusion de ces reportages. Il faut bien décoder les symboles, les signifiants et les conséquences sur le peuple quand on présente les actualités. J'estime qu'un média doit dépasser le sensationnel des images et la facilité de la pensée pour plaire à une partie du peuple développant de plus en plus un antisémitisme ayant des nuances que je pourrais vous expliquer tant je les connais et comment je vois qu'elles peuvent aller des discours résolument nazis à une forme de flegme antisémite aussi dangereux ou une indifférence l'étant aussi. Lorsque les synagogues étaient incendiées, les journalistes disaient qu'il s'agissait de jeunes maghrébins qui souvent commettaient ces actes, mais tout cela était modéré au niveau de la condamnation de ceux-ci par une gêne parce que les nouveaux antisémites n'étaient pas des skinned fascisants stéréotypés, mais des personnes issues de l'immigration et que tout cela était placé dans des excuses d'une révolte par rapport au conflit
Tout juste si les journalistes estimaient ces actes normaux ou excusables, nous étions à la limite de cet indicible. D'ailleurs, personne n'a posé la question, puisque ces jeunes de banlieue sont nourris d'images télévisuelles de TF1, en quoi les reportages diffusés par cette chaîne démontraient que j'ai raison concernant une manipulation antisémite. Le résultat a été visible par cette haine de certains arabes français contre les juifs. Nous voyons
J'arrête là, mais je pourrais vous démontrer par des centaines d'éléments qu'un antisémitisme subversif s'installe dans les médias. Juste un dernier élément, j'ai pu le constater en étant candidat pour travailler dans ces médias par tout un dispositif de déstabilisations m'étant destinées dont nous avons réuni des preuves et induisant par beaucoup de symboles antisémites utilisés et fédérés par eux que l'on cherchait à faire échouer l'ami des juifs que je suis, avec le luxe du fait que je n'ai pas cette confession. Arthur a aussi des témoignages très précis à faire sur ce qu'il a vécu avant d'arriver à s'imposer, cela était possible par beaucoup de renoncement par rapport à sa religion juive.
Les patrons de médias acceptent dans leurs télés et radios les juifs quand ils jouent le plus souvent un rôle odieux ou stéréotypé dont Serge Gainsbourg a bien démonté le mécanisme. Comme
Je reviens à Martin Bouygues et à TF1 qui ont choisi pour leur émission spéciale sur Auschwitz un documentaire certainement très touchant et ils diffuseront la commémoration officielle. L'indécence vient de la communication de cette chaîne qui présente ce programme comme un grand show sous la
En tant que patron de médias, si déjà je souhaiterais honorer la mémoire des victimes des camps de concentration et donner un sens à mon engagement médiatique, j'aurais consacré non pas deux heures à cet événement, mais le samedi et le dimanche, quand les téléspectateurs sont le plus disponibles pour une succession d'émissions où intelligemment, j'aurais diffusé des rétrospectives historiques pour d'abord raconter la montée du nazisme en Allemagne. J'aurai eu la bonne idée de diffuser la Résistible Ascension d'Arthur Uï de Brecht. J'aurais fait une émission de décodage sans complaisances d'allemands nazis pour comprendre comment ils ont adhéré à la politique du troisième Reich.
J'aurais essayé d'analyser plus précisément le mécanisme de la collaboration et les différentes nuances dans cette capacité à trahir son pays. J'aurais démontré dans un documentaire que
Mais en dehors de tout cet aspect historique vital, j'aurais dénoncé, par une succession d'émissions, d'une manière directe l'antisémitisme qui essaye de s'installer en France et dans le monde d'une manière sournoise en demandant des comptes aux personnes responsables de maladresses ou d'antisémitisme
Il va de soi que je n'aurais pas diffusé de la publicité durant cette période, mais que j'aurais demandé à des marques qui auraient laissé normalement de la pub, de consacrer cet argent pour faire un don à la communauté juive.
Tout cela pour dire, et mes idées sont modestes et incomplètes, qu'il y avait de quoi faire pour donner toute la solennité, le respect, la force à cet événement. Tous ces programmes donnant une succession de DVD vendus au profit de la communauté juive et offert gratuitement à tous les établissements scolaires pour que les professeurs alimentent une réflexion avec les élèves de deux jours sur tous les sujets que j'ai évoqués. Je demande encore une fois solennellement au ministre de Emmanuel laradioweb@wanadoo.fr
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| hommes des Lumières | Hannah Arendt, Sur l’antisémitisme, Calmann-Lévy, 1973
(p.63) “Diderot, le seul des philosophes français qui ne fut pas hostile aux Juifs (...)” (p.110) “L’antisémitisme français, en outre, est plus ancien que ses homologues européens, de même que l’émancipation des Juifs remonte en France à la fin du 18e siècle. Les hommes des Lumières qui préparèrent la Révolution française méprisaient tout naturellement les Juifs: ils voyaient en eux les survivants du Moyen Age, les odieux agents financiers de l’aristocratie.”
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| Jouhandeau |
Jules Gritti, Déraciner les racismes, SOS Ed. 1982
(p.204) “Le roman anti-juif dispose d’ auteurs prestigieux: Céline, les frères Tharaud, Drieu La Rochelle, Marcel Jouhandeau, Roger Martin du Gard. Ces écrivains perpétuent, ravivent l’image de la laideur physique du juif.”
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| Louis XIV |
Taube Michel, Mendès France Tristan, Maistre Emmanuel, Mémoire / L’article I du code noir contre Dieudonné …, LB 17/03/05 IL EXISTE UN MOYEN TRÈS SIMPLE DE CLOUER le bec à tous les Dieudonné qui essaient de mettre en concurrence et d'opposer les porteurs de mémoires des génocides et autres crimes contre l'humanité. Il suffit de relire l'article 1 du code noir par lequel, en 1685, Louis XIV, le prétendu "Roi Soleil", instaura l'esclavage dans le royaume de France. Ce texte concerne, nous direz-vous, les Noirs et autres indigènes des colonies que la France allait conquérir 1 Relisons son article 1: "Voulons que l'édit du feu Roi de Glorieuse Mémoire, notre très honoré seigneur et père, du 23 avril 1615, soit exécuté dans nos îles; ce faisant, enjoignons à tous nos officiers de chasser de nos dites îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d'en sortir dans trois mois à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens." L'acte même de fondation de l'esclavage intégra donc les Juifs dans la communauté des exclus. Ce texte nous apprend ce que savent la majorité des Juifs: les victimes des horreurs criminelles de l'Occident furent, sont et seront toujours solidaires par le fait même de leurs victimes et par respect mutuel entre elles.Devons-nous rappeler qu'en 2004, l'une des institutions les plus engagées dans la commémoration du génocide du Rwanda fut le Centre de documentation juive contemporaine ? Le comportement de l'enragé Dieudonné pose également problème par les références qu'il convoque à tout-va dans son délire croissant: il nous parle de Luther King alors que celui-ci disait en 1968 "Lorsque les gens cridquent le sionisme, ils veulent dire les Juifs. Il s'agit d'andsémitisme". Il prétend préparer un film sur le code noir? Compte-t-il censurer l'ardcle 1 dans son travail de réécriture del'histoire?En cette année de commémoradon des 60 ans de la libération des camps de la Shoah et de la fin de la Seconde Guerre mondiale, nous appelons à un redoublement des efforts de partage des mémoires et d'entraide entre les victimes des crimes contre l'humanité dont se rendit complice notre civilisadon et au rejet vigilant des communautaristes.Nous le disons fièrement: nous sommes tous des Juifs noirs! L'article 1 du code noir nous le rappelle: celles et ceux qui, comme Dieudonné, ne se sentent pas cette double attache n'ont rien compris à l'histoire...
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| Martin du Gard |
Jules Gritti, Déraciner les racismes, SOS Ed. 1982
(p.204) “Le roman anti-juif dispose d’ auteurs prestigieux: Céline, les frères Tharaud, Drieu La Rochelle, Marcel Jouhandeau, Roger Martin du Gard. Ces écrivains perpétuent, ravivent l’image de la laideur physique du juif.”
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| Napoléon |
http://napoleon-despote-raciste.skynetblogs.be
http://napoleon-grand-criminel.skynetblogs.be
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| Renan | Hannah Arendt, L’impérialisme, éd. Fayard, 1982
(p.95) Taine lui-même croyait fermement au génie supérieur de la « nation germanique», et Ernest Renan a probablement été le premier à opposer les «Sémites » aux «Aryens» en une « division du genre humain » décisive, bien qu'il reconnût en la civilisation la grande force supérieure qui détruit les originalités locales aussi bien que les différences de race originelles.
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Rousseau |
Gentile Emilio, La religion fasciste, éd. Perrin, 2002
(p.14) La conception de l'Etat comme éducateur du peuple par le biais du culte de la nation se développa à partir de cette idée de la patrie, en particulier avec la Révolution française. Pour les patriotes français, disciples de Rousseau, un Etat national sans religion n' était pas concevable parce que ce n' est que sur la foi religieuse qu'ils pouvaient fonder l'unité morale des citoyens et le dévouement de l'individu au bien commun. L'Etat national, avait écrit Rousseau, devait réunir « les deux têtes de l'aigle ", pouvoir politique et pouvoir religieux, en instaurant sa propre « religion civile " pour « tout ramener à l'unité politique, sans laquelle jamais Etat ni gouvernement ne sera bien constitué ". (in : Du contrat social ou principes du droit politique, livre IV, chap. VIII – « De la religion civile ») Et le devoir fondamental de l'Etat était donc de jouer le rôle de gardien suprême de la morale et de la religion, être avant tout un Etat éducateur ayant pour mission de restaurer (p.15) l' unité du corps politique et de former des citoyens vertueux en leur inculquant, en plus des dogmes de la « religion civile ", le sens du devoir civique et de l' obéissance envers l'Etat. L'Etat éducateur « doit donner aux âmes la forme nationale, et diriger tellement leurs opinions et leurs goûts, qu'elles soient patriotes par inclination, par passion, par nécessité. Un enfant, en ouvrant les yeux, doit voir la patrie, et jusqu'à la mort ne doit plus voir qu' elle. Tout vrai républicain suça avec le lait de sa mère l' amour de sa patrie : c' est-à-dire, des lois et de la liberté. Cet amour fait toute son existence; il ne voit que la patrie, il ne vit que pour elle; sitôt qu'il est seul, il est nul; sitôt qu'il n' a plus de patrie, il n' est plus ; et s'il n' est pas mort, il est pis ». (in : Considérations sue le gouvern. de Pologne, et sur sa réformation rejetée ( 1772), chap. IV, par. 435-436)
Pour cela, Rousseau jugeait utile de remettre au goût du jour les usages des Grecs et des Romains en instituant des fêtes collectives afin d'inculquer au peuple le sentiment de l'unité morale et de l' amour absolu de la patrie.
La sacralisation de la nation, qui débuta en Europe avec la Révolution française, plaça les rapports entre la politique et la religion dans une nouvelle perspective, en conférant un caractère religieux à la politique et une mission éducatrice à l'Etat. S'ouvrait alors une nouvelle époque de rivalité et de conflits entre les « religions civiles » et les religions traditionnelles. Cette rivalité impliqua tout particulièrement le mouvement national en Italie, où la présence de l'Eglise catholique rendit la recherche d'une « religion de la patrie » sur laquelle fonder l'unité morale de la Troisième Italie plus difficile et plus complexe. Le problème de la religion civile obséda (p.16) tragiquement l' esprit des patriotes italiens dès le début du Risorgimento et resta, même après l'unification, l'un des problèmes centraux de l'Etat national, influençant en permanence, et parfois de façon décisive, l'histoire italienne jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
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| Taine |
Lévy Bernard-Henry, L’idéologie française, éd. Grasset, 1981
(p.109) Ce n'est même pas dans des cervelles fêlées, chez des Hitler français, chez des brutes sanguinaires, qu'il / = l'antisémitisme/ a trouvé à se former, mais chez de dignes savants, des hommes aussi respectables que Taine, Renan ou Bernanos.
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Timsit |
M.K., La justice invitée à fixer les limites du rire, LB 6/1/99
L’humour de Patrick Timsit lui vaut les foudres des trisomiques. Il avait dit à TF1 dans l’un de ses sketches: “(...) chez les mongoliens, c’est comme dans la crevette rose, tout est bon, sauf la tête.”
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| Valéry |
Lévy Bernard-Henry, L’idéologie française, éd. Grasset, 1981
La France aux Français
(p.47) On connaît mieux, en revanche, le renfort que, très tôt aussi, apportèrent un certain nombre d'intellectuels. Faut-il rappeler par exemple l'ode vibrante de Paul Claudel à la gloire du Maréchal ? Celle de Valéry, en 1944, qui, trouvant à peine ses mots pour dire « le sentiment de vénération et de reconnaissance » qui l' étreint, conclut, à bout de souffle, que ce n' est pas un poème mais un « marbre qu'il faudrait tailler » ?
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07:16 Écrit par justitia & veritas dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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